05 décembre 2009
Un Paysan, avec un grand P !
Je suis souvent surpris par les prises de position d’écolos bobos sur l’agriculture. Manifestement beaucoup y connaissent peu de chose, pourtant ils ne se gênent pas de nous abreuver de moult conseils, des affirmations parfois totalement farfelues.
On voit aussi fleurir beaucoup d’associations dont ne peut nier la bonne volonté, des bons sentiments, mais pas beaucoup de pragmatisme, et surtout, ce ne sont pas souvent les premiers intéressés qui nous parlent de leur milieu.
Les agriculteurs, les paysans, ceux dont les mains sentent la bouse de vache sont remplacés dans ces sphères pensantes par des intellectuels se voulant de grands philosophes, voire des humanistes patentés, voire des ingénieurs agronomes qui ne savent même pas planter un poireau, pourtant il me semble que l’éleveur de vaches «Parthenaise» est le premier intéressé à l’avenir de son métier, et par la même occasion à sa sauvegarde intelligente.
Alors, pour ces agriculteurs déjà en partie écartés des débats sur leur avenir, le capitaliste en remet une couche en voulant les transformer en industriels, voire carrément les remplacer par des industriels.
C’est pourquoi, sur le film, «Pour quelques grains d’or» de David Briffaud et Fabien Mazzoco je voulais avoir l’avis d’un agriculteur, qui plus est, responsable syndicale. Il m’a répondu par un courrier assez long et très documenté sur son métier, ceci suscité par le film en question qui dénonce l’utilisation de l’argent publique pour satisfaire un nombre restreint d’agriculteurs hyper-productivistes.
Courrier tellement riche et intéressant que je n’ai pu m’empêché de le faire partager, même à l’occasion le mettre en débat car il aborde des thèmes importants pour notre avenir et celui de la planète….
J’ai mis en gras quelques passages de la lettre à Jean-Claude qui me semblaient primordiaux !
Bonjour Michel,
J’ai regardé le film que tu m’as envoyé, ce documentaire a le mérite de poser le problème du devenir de l’agriculture.
Sa première qualité, c’est bien sûr le scandale de l’irrigation à outrance, j’ai dans mon département un exemple frappant, il s’agit du val d’Allier dans la partie la plus sèche, grosso modo entre Varennes sur Allier St Pourcain sur Sioule et Moulins, voire le début de la , c’est un sol sablonneux, (l’ancien lit de la rivière Allier, sol qui ne convient pas du tout à la culture de maïs) ; il n’y a pas si longtemps, 20 ans environ, c’étaient des prairies où l’on engraissaient des bœufs, depuis la PAC (1991) tous ces territoires se sont semés en maïs, le sol n’est qu’un support, ou ces « agriculteurs » amènent tout, de l’engrais à l’eau, pire ces cultures sont justes à côté des captages d ’eau pour Moulins et toutes les agglomérations voisines, 7 communes ont déjà une eau polluée.
Ce qui me fait rager c’est de voir ces pivots tournés toute la journée y compris entre 12 heures et 17 heures l’été au moment de la plus forte évaporation (1), pas un quart de l’eau jetée en l’air ne retombe par terre : happée par la forte chaleur se transformant instantanément en vapeur, et le peu qui arrive sur le sol chaud traverse le sable incapable de retenir cette eau, mais voilà un ha irrigué doit toucher 150 à 200€ de prime de plus qu’une culture sèche , voilà pourquoi les éleveur en ont été évincés,(Nota (1), techniquement cela s’appelle «l’évapotranspiration» ! M.M.).
Sur notre exploitation, je sème pour mes vaches entre 25 et 30ha de maïs dans de la terre argileuse sous paillage à base de film bio et photo dégradable fabriqué avec de la cellulose et de l’amidon , cela me coûte 200€ de plus à l’ha , je suis considéré comme n’importe quel cultivateur en culture sèche à tel point que mon comptable, la chambre d’agriculture, l’ADSEA et surtout ma banque nous disent que nous sommes fous , contre productifs voués à la faillite (ils n’ont peut être pas tort !), mais j’ai le sentiment de préserver l’eau : que je considère comme le bien de tous ; par contre, sur le terrain mon maïs fait un rendement correct voire équivalent à un maïs irrigué, mais voilà, je ne suis pas dans le moule. L’eau sous le paillage remonte du sous sol (1 à 2 mètre) et retombe en gouttelettes fines qui tiennent au frais ma culture, de plus ,le maïs est une plante qui détruit la structure du sol surtout en irrigation (Phénomène de battance, qui à terme asphyxie le terrain), cet inconvénient est supprimé par le paillage qui oblige cette plante à descendre très profond des coupes de terrain ont été effectuées, nous avons retrouvé des racines à plus d’un mètre cinquante de profond, de ce fait le sol est travaillé et permet une vie bactérienne et microbienne là ou elle était impossible ; une fois la culture prélevée nous semons une couverture végétale en fonction de nos besoins du printemps suivant ; trois avantages à cela : ne pas laisser le sol nu l’hiver, une production fourragère pour nos bêtes en début de printemps et un apport d’humus (notamment apporté par les racines de la couverture, colza ou ray-grass) quand j’enterre cette couverture avant une nouvelle culture, mais là encore : pas dans le vent ! Et financièrement tout faux : à court terme !
Dernier détail, depuis plus d’an nous avons abandonné le Soja, pour le remplacer par du colza produit en et , l’Ain et dans l’Allier, et par des drèches de Brasserie, des drèches de blé ou de maïs, il devient insupportable de voir le Brésil en particulier, envahis par Monsanto, l’environnement ruiné par le Soja transgénique et ses paysans souffrir de la faim, d’autres solutions sont possibles, j’en parlerai plus loin.
Tout cela pour te dire que j’ai apprécié ce documentaire, évidement pour le débat qu’il peut engendrer, car dans une grande majorité des cas, voire dans la plupart des cas c’est l’agriculture familiale qui est détruite, je parle de ce que je connais, par exemple, en élevage tous les cas de dopage d’animaux sont le fait de gros exploitants (Clembutérol, Somatotrophine), jamais d’exploitants familiaux –la somatotrophine est produite d’ailleurs par Monsento autorisée aux USA où plutôt fortement conseillée, une petite coopérative américaine qui voulait vendre du lait certifié sans somatotrophine a été condamnée pour distorsion de concurrence !
La paysannerie garde son bon sens, et en effet reste la garante d’une agriculture propre et respectueuse de l’environnement ; les paysans vivent du milieu, dans le milieu et n’ont qu’une envie, le protéger (pour combien de temps encore !), les autres ne pensent qu’a l’EBE, rentabilité, productivité.
C’est vrai aussi pour les grandes exploitations dites bio, qui, si elles ne travaillent pas avec des intrants détruisent le tissus rural ne pensant qu’a s’agrandir, c’est à dire en supprimant des actifs dans l’agriculture et par là même la vie de nos campagnes de la même façon que les autres : ce ne sont pas des paysans mais avant tout des gestionnaires, c’est pour cela que je suis très prudent en parlant de bio, en agriculture, dans les sphères pensantes de l’hexagone je pense à Hulot, voire la tète de liste écolo des européennes, personnage acquit à l’ultra libéralisme, y compris d’ailleurs Bové même si cela peut choquer.
Je dois dire que la grande majorité des bio avant la charte européenne l’étaient par vocation et ont réussi un travail étonnant –ceux de l’Allier font partie de mes amis j’en suis fier ; depuis , beaucoup de ceux qui s’y sont convertis l’on fait par calcul, par des subventions et les exemples ne manquent pas où les dérives y sont écœurantes ; non, le durable ne peut pas se situer dans la croissance à tout prix, non l’ agriculture n’écrira pas les cinquante prochaines années comme les quarante dernières car nous nous serons cassé la figure avant : je parle de l’humanité.
Le film est aussi intéressant car il fait intervenir des gens qui ne sont pas de la partie et c’est important, à la FDSEA 03 nous avons milité pour que les associations de citoyens soit présentes dans CDOA (commissions départementales d’orientation agricole) aujourd’hui tout est remis en cause ! (ce genre d’ouverture est pourtant indispensable car dans beaucoup de milieu écolos bobos, il est dit tout et n’importe quoi sur le monde agricole, manifestement beaucoup ont une méconnaissance totale de l’agriculture, M.M.).
Dans tous mes rapports d’orientation et mes interventions, je répète qu’il faut sortir le dossier agricole de l’OMC (rien n’est inéluctable) (j’ajouterai un propos plus radical en disant qu’il faut carrément se débarrasser de ce foutoir, M. M.), et comme l’eau, doivent être gérer par l’ONU (FAO) avec des pouvoirs renforcés dont la suppression du droit de véto, avec de réels pouvoirs juridiques : C’EST UNE QUESTION DE VIE OU DE MORT POUR L’HUMANITE ; non, la nourriture, la terre, l’eau, ne sont pas des marchandises au sens commercial du terme ; je parlais du Soja plus haut, c’est l’exemple type, d’un coté on affament des populations, d’un autre on ruinent les paysans français pour nourrir leur animaux, les cours du soja sont fixés en bourse à Chicago (Bourse au cadran M.M.), toutes les productions vont subir le même sort, le ministre de l’agriculture français veut que dorénavant le prix du beurre et de la poudre de lait soit fixé de la même façon en Europe, nous atteignons le paroxysme du système fou où l’argent décide de tout, y compris l’insoutenable, c’est la société marchande dans ce qu’elle a de plus exécrable.
Le capitalisme ne se conjugue pas avec protection de l’homme et de son environnement !
Le même mensonge avec les agro-carburants, la question n’est pas dans la recherche de nouvelles énergies une voiture roulant avec leur « énergie verte » qui parcourt 800 km détruit la nourriture nécessaire à un enfant pour un an ! Mais dans la transformation des méthodes de transports, sur «Bellaciao» j’avais écrit sur ce déplacement des paysans en pour planter des palmiers à huile, là encore, pour un profit à cours terme, les pouvoirs en place affament la population, de même quand se sont mis employer le Maïs pour produire des agro-carburants, ils ont fait exploser le prix des tortillas mexicains, base de l’alimentation de ce pays.
Pourquoi abandonner le rail et le fret ?
Pourquoi abandonner le transport fluvial, tout cela au profit de légions de camions de plus en plus gros et polluants ?
Pourquoi produire à , en Chine ou ailleurs pour des économies de main d’œuvre et brûler des milliers de litres de fioul pour ramener la marchandise en Europe?
Pourquoi la voiture est t’elle la reine de notamment en ville : c’est un pur scandale.
Des bagnoles de dizaines de milliers d’euros à côté de gens qui font la manche et crèvent de faim ; cela me donne envie de vomir, non ce ne sont pas les formes d’énergie le problème même si le pétrole et le nucléaire sont une ignominie en soi.
C’est le système qu’il faut revoir de fond en comble.
Les productions alimentaires de cette planète doivent être produites tant en quantité qu’ en qualité afin que plus aucun être humain ne souffre de la faim(ils sont aujourd’hui plus d’un milliard) l’accession à la nourriture et à l’eau doit être un droit inaliénable et chaque état dont les citoyens souffrent de la faim doit être poursuivi par un tribunal international au titre de crime contre l’humanité .
Tu le dit très bien, il faut relocaliser les productions, éviter les transports aussi inutiles, imbéciles que dangereux, et surtout rendre à chaque pays son droit inaliénable à produire la nourriture de ses habitants.
L’ OMC, comme la PAC au niveau européen ont d’abord et avant tout comme objectif , une concentration des productions quel que soit les moyens de production dans des unités de plus en plus importantes, et une spécialisation des bassins à l’échelle des continents , c’est donc un défi monumental à relever, une dérive terrible à combattre, faute de vivre des lendemains qui vont à coup sûr pleurer, et voir arriver l’irréparable .
Je vais arrêter là, nous aurons l’occasion d’en reparler ; nous paysans, exploitants familiaux avons besoin de l’engagement des citoyens et les syndicats comme le notre aussi….
Seul nous ne pouvons rien ensemble tout est possible, il reste à convaincre !
Jean Claude Depoil
De : Mengneau Michel
dimanche 29 novembre 2009
20 août 2009
l’absurdité de l’idéologie de la privatisation
Un texte fort intéressant sur les illusions de la concurrence et la casse des services publics qui en résulte.
Voici le texte :
I -UN EXEMPLE EDIFIANT DE CASSE SOCIALE : LA POSTE Où la Poste La France la Poste la France
I-A)
Pour bien comprendre la situation, il convient de rappeler quelques chiffres. Le PIB de
la France la Poste la France La Poste la Poste la Poste la Poste la Poste la France la Poste La Poste la Poste la Poste la Poste la Lune la Défense la France la SNCF la SNCF La France la CGE
I-B)
J’entends d’ici les objecteurs (de bonne conscience...) qui diront : “oui mais ces fonctionnaires nous coûtent cher”... “on ne peut plus entretenir des bureaux dans des villages désertifiés...” Rappelons ici à tous ceux qui maîtrisent mal le vocabulaire économique que les employés de
I-C) Les énarques complexés à la manœuvre...
II- LE PRINCIPE DE CONCURRENCE EN QUESTION
Où l’on comprend que les effets de la concurrence sont régis par certaines lois économiques qui ne sont pas généralisables à tous les marchés...
II- A) La concurrence libératrice ?
L’économie de marché trouve son apogée depuis quelques années dans une dérégulation intensive de la plupart des secteurs économiques. De privatisations en démantèlements de monopoles, d’ouverture à la concurrence en libéralisation, la certitude est désormais ancrée dans l’esprit du public piégé par le matraquage médiatique que la concurrence est une « révolution libératrice » pour le consommateur. Celui-ci a pu mesurer, dans les secteurs les plus tôt ouverts à la concurrence, les bienfaits qu’elle pouvait lui apporter : qui ne s’est pas rendu compte que sa facture de téléphone avait baissé fortement. Qui n’a pu bénéficier d’un vol Paris-New York à 500 euros ? Pourtant, derrière cette apparence libératrice, se fait jour une autre évidence : “La concurrence, c’est très emmerdant”. Car, dans les secteurs les plus concurrentiels, le consommateur se trouve confronté à une pluralité de choix très embarrassante. Il est désormais obligé de se forger une expertise technique et économique de haut niveau s’il veut être à même de juger avec pertinence des offres qui lui sont faites. Il est, de plus, en butte à une pression environnementale très forte : tout se passe comme si, culturellement, le consommateur avait échangé une « culpabilité chrétienne » contre une « culpabilité économique ». Ce sont ses enfants ou ses amis qui vont ainsi tenter de le ringardiser : « Comment ? Tu n’es qu’à 512 Kbits/s ? Moi, j’ai du 2 mégabits !… » Sa femme va tenter de le culpabiliser : « Comment se fait-il que nous payions 25 euros ? Les Durand sont malins eux, ils payent 14 euros !… » La guerre commerciale étant à son comble, celui qui veut rester à la page est obligé de jongler sans arrêt entre les différents opérateurs, au risque de pénaliser sa continuité de service et de s’engager dans des contentieux usants… La concurrence s’intensifiant dans certains secteurs, ce qui était initialement perçu comme une fonction libératrice tend à devenir une contrainte : les situations de monopole avaient ceci de satisfaisant pour le consommateur qu’il échangeait le regret de ne pas avoir de choix contre le soulagement de ne pas avoir à choisir ! On comprend dès lors comment, inconsciemment, l’imposition par une politique libérale de la concurrence à tous les services publics peut provoquer un rejet massif même si temporairement elle semble soulager le budget des consommateurs...
II-B) Pouvoirs et limites de la concurrence
Au-delà des impressions contradictoires qui peuvent naître de la « fonction libératrice de la concurrence », il apparaît aussi que cette notion pâtit de la confusion qui est entretenue dans l’esprit du public entre « privatisation » et « libéralisation », entre « monopole » et « service public », entre « dérégulation » et « concurrence » : des monopoles peuvent être privés (cf. le monopoles locaux de la distribution de l’eau), la dérégulation n’aboutit pas nécessairement à la concurrence (le consommateur anglais qui souhaite se rendre de Londres à Oxford en train n’a bien évidemment pas le choix de sa compagnie ferroviaire, sauf à choisir de passer par Glasgow au lieu de Reading…), des opérateurs privés peuvent se voir confier des obligations de service public (désenclavement des « zones blanches » ou portage des numéros pour les opérateurs de téléphonie mobile par exemples…). S’ajoute à cet aspect des choses la segmentation des fonctions qui étaient autrefois portées par un opérateur unique : production, transport, distribution, commercialisation sont désormais parfois répartis entre plusieurs opérateurs sans que le client final ne soit en mesure d’apprécier la pertinence de cette segmentation, ni d’en comprendre les enjeux. De cette incompréhension naît parfois un fort mécontentement face à une forme d’irresponsabilité des opérateurs en cas de discontinuité du service : qui sait ce qui se passe exactement entre sa prise téléphonique et le serveur d’un fournisseur d’accès internet ? En cas de panne, qui en est responsable ? On comprend donc que pour le consommateur final, « libéralisation » rime parfois avec « confusion » et « concurrence » avec « absence de transparence »…
II-C) La concurrence et la loi de l’abondance
Au-delà des remarques précédentes qui sont de nature « relationnelle » (elles correspondent au vécu, à l’expérience du consommateur confronté à la liberté de la concurrence), il existe d’autres obstacles à une concurrence vertueuse qui sont de nature économique. Le secteur des télécoms est souvent mis en avant parce qu’il reflète le mieux les bienfaits que la concurrence apporte au consommateur : liberté de choix – baisse de coûts – augmentation des performances – émergence et satisfaction de nouveaux besoins… Mais ce secteur dispose d’un atout bien particulier : c’est l’abondance quasi-illimitée des ressources qui génère la spirale vertueuse des offres concurrentielles. Car les télécoms, comme l’informatique sont régis par la loi de Moore : « tous les 18 mois, la performance de systèmes est multipliée par 2 à coût égal » ; quand j’ai commencé ma carrière à la fin des années 80 dans l’informatique, les modems transmettaient à 5 Kbits/s, 20 ans après (12 fois 18 mois), l’internet est aujourd’hui desservi commercialement à 10 Mbits/s ce qui corrobore tout à fait la loi de Moore (5K x 2^12 = 10 000K…). Nous sommes donc en présence d’un marché où règne l’abondance des ressources. Et cette abondance est elle-même génératrice de nouvelles sources de valeur : on commence par transporter de la voix, puis des données, puis des images, puis de la musique, puis de la vidéo ; ces flux représentant des valeurs économiques toujours croissantes. A performance égale (ou à flux égal), il est évident que les opérateurs peuvent se livrer sans grand risque à une guerre des prix, sachant que la ressource leur coûte toujours moins cher à partir du moment où ils la partagent entre un nombre croissant d’utilisateurs… A l’inverse dans d’autres secteurs ouverts à la concurrence, les transports aériens par exemple, l’abondance, si elle existe, n’est pas structurelle mais conjoncturelle : elle n’est pas liée au coût complet du service (qui reste fixe) mais à son coût marginal (en fonction du taux de remplissage), ni à une évolution de structurelle de l’offre mais à une évolution conjoncturelle de la demande (l’offre ne devient surabondante que lorsque la demande baisse du fait d’une crise économique par exemple). Dans cette situation d’abondance conjoncturelle et marginale, la concurrence n’est pas créatrice de valeur mais destructrice de valeur à l’échelle macro-économique : la guerre des prix devient très périlleuse pour les opérateurs, il suffit pour s’en rendre compte de regarder le nombre de faillites dans le secteur aérien. Le marché du transport aérien n’est donc pas un marché d’abondance, mais un marché ajusté (soit en pénurie de ressources en cas de reprise de la demande, soit à l’équilibre, soit en ajustement marginal). Le marché de l’énergie n’est pas non plus un marché de l’abondance. On peut même, sans risque de se tromper, prédire qu’à moyen ou long terme ce sera un marché de vraie pénurie structurelle. Les énergies stockables peuvent bénéficier d’un levier d’ajustement sur le moyen terme entre l’offre et la demande, mais l’électricité qui n’est pas stockable reste assujettie à des effets de levier extrêmement marginaux d’ajustement (effets de crête). Seule une politique d’optimisation des frais généraux permet de vendre moins cher sans que la croissance du marché génère des marges de manœuvre supplémentaires comme dans les télécoms : on comprend dès lors le non-sens que constitue l’ouverture à la concurrence du marché de l’électricité et comment cette même concurrence a failli conduire la distribution d’électricité à la ruine en Californie. On comprend donc que la concurrence n’est vertueuse (bénéfique aux producteurs comme aux consommateurs) que dans les secteurs économiques ou règne une situation d’abondance des ressources (comme les télécoms...) mais qu’elle est très pernicieuse dans tous les autres secteurs où les ressources sont rares.
II-D) La concurrence et la loi de l’offre
Une autre considération est à prendre en compte pour juger des vertus de la concurrence : c’est celle de la nature du marché ; est-ce un marché de l’offre ou un marché de la demande ? Le marché des télécoms est à l’évidence un marché de l’offre. C’est l’abondance des ressources qui génère de nouveaux besoins et partant de nouvelles offres : parce que les débits le permettent, apparaissent de nouvelles offres de video-on-demand, de TV par internet, etc qui suscitent des besoins de consommation chez les clients du fait du désir mimétique (“je veux un téléphone 3G pour marquer mon égalité avec mon patron”)… Ces nouvelles offres justifiant une demande croissante de ressources dans une spirale vertueuse en terme de valeur. Le secteur des transports aériens est aussi devenu un marché de l’offre dans son versant loisir : on ne voyage pas parce que c’est une nécessité, mais parce que des offres alléchantes suscitent le besoin de s’évader… Le secteur de l’énergie n’est pas un marché de l’offre. C’est un marché de la demande : on ne se chauffe pas plus parce que le prix du fioul baisse… On n’allume pas plus la lumière parce que le prix de l’électricité baisse. C’est un marché de la nécessité : la multiplication des offres ne crée pas de nouveaux besoins générateurs de valeur. On comprend là aussi que la concurrence est plus vertueuse sur les marchés d’offre et pernicieuse sur les marché de la demande. A cet égard le cas de
III- LE ROLE DE L’ETAT
Où l’on comprend que rien ne s’est jamais fait de grand dans un pays occidental sans l’impulsion de l’Etat...
L’Etat impulseur
Qui a mené un homme sur
L’Etat innovateur
Pourquoi aucun industriel n’a-t-il jamais réussi à vendre une ligne TGV aux Américains ? Pourquoi un train qui mettrait le centre de New York à 3/4 d’heure du centre de Washington n’a-t-il jamais vu le jour ? Parce que là-bas, ce type d’investissement dépend d’investisseurs privés... Personne n’est prêt à risquer 1 dollar sur un investissement rentable en 30 ans seulement !... Imagine-t-on un seul instant que si
L’Etat investisseur
Partout où l’Etat abdique son rôle d’investisseur, les investissements privés reculent. On le constate en France depuis 20 ans. Ce sont les investissements de l’Etat, en Europe comme aux USA, qui drainent et favorisent les investissements privés !... C’est encore une supercherie de faire croire aux électeurs que le recul de l’Etat (par la baisse des impôts et la baisse des dépenses publiques) favorise des masses monétaires disponibles pour l’investissement. On ne l’a jamais vu nulle part. Quand l’Etat rétrécit, c’est l’épargne à court terme qui augmente. Il suffit de voir l’état de la recherche privée et publique européenne pour s’en convaincre. Depuis que Elf et Total ont été fusionnés et privatisés et rendent compte à des conseils d’administration aux ordres de la finance internationale, leurs investissements en R&D n’ont jamais été aussi bas ; malgré des profits records ! La situation est la même dans l’industrie pharmaceutique où ne sont plus recherchés que des blockbusters marketing au retour sur investissement élevé mais à l’effet thérapeutique ou à l’impact en terme de santé publique très faibles...
L’Etat régulateur
Partout où l’Etat abdique de son rôle de régulateur, les intérêts privés ne concourent plus à l’intérêt général.
* *
*
La Bête la France. Il la SNCF
Mais ces considérations économiques ou sociologiques n’ont rien à faire dans le débat politique actuel. Le libéralisme total est à l’offensive et le combat mené par les seuls syndicalistes de la fonction publique est stigmatisé car désigné comme défense d’avantages et de privilèges. C’est en partie vrai : le départ à la retraite des cheminots à 52 ans ne tient plus aujourd’hui face à l’évolution démographique et aux conditions de travail (les cheminots ne passent plus 30 ans à respirer du poussier de charbon, la tête au vent comme Jean Gabin dans
La question du service public va devenir centrale dans les prochaines occurrences politiques. Non pas que les Français soient passionnés par la structure du conseil d’administration qui dirige les services publics. Mais bien parce qu’il s’agit du rôle de l’Etat en tant qu’impulseur de nouvelles politiques d’aménagement du territoire, en tant qu’innovateur de nouveaux services, ou en tant que régulateur des services marchands au nom de l’intérêt général. C’est bien celui-ci qui risque d’être battu en brèche pour la défense d’intérêts particuliers ou catégoriels. La crise des banlieues a été le révélateur du recul de ce principe républicain d’égalité devant les ressources et les services que les conditions géographiques ou historiques ont conféré à
Au delà de l’égalité inscrite dans la constitution et revendiqués par les droits de l’homme, il s’agit de savoir si les Français vont rester des citoyens arbitrant par la politique les choix concernant leurs services publics, ou s’ils vont devenir de simples consommateurs manipulés... Si la politique consiste à bâtir une cité, c’est à dire une communauté de vie harmonieuse ou les rapports entre les citoyens sont régis par la loi et non pas par la puissance de quelques uns... Si comme on le dit il faut créer des emplois dans les services en lieu et place de l’industrie, alors s’agit-il d’emplois de “promeneurs de caniches” ou “de rangeurs de pulls” (voir Sharon Stone dans le film de Jim Jarmush, Broken Flowers...) au service des vainqueurs de la mondialisation ou d’emplois dignes dans de véritables services d’intérêt public... S’il s’agit développer les services et de les rapprocher des citoyens ou s’il s’agit de fermer les bureaux et de rapprocher les consommateurs de zones commerciales déshumanisées et repoussantes... S’il s’agit, dans un double mouvement, d’entasser en banlieue sous-développée des cadres moyens et des employés fuyant les loyers exorbitants du centre ville et d’ex ruraux poussés vers la ville à cause de la désertification de leurs bourgades par les services publics, ou s’il s’agit de penser une vraie politique d’aménagement du territoire... S’il s’agit enfin de construire une société où les gens se respectent, ou s’il s’agit de démonter pierre après pierre notre société fondée sur les droits de l’homme et du citoyen pour la remplacer par une société néo-féodale où n’interagissent que les rapports de force...
01 mai 2009
1er mai unitaire
Premier mai unitaire, a-t-on dit ?
C’est vrai. Dans la foulée des 29 janvier et 19 mars, et malgré les organisateurs qui avaient annoncé l’ordre dans lequel les syndicats devaient avancer les uns derrière les autres, les délégations étaient mêlées et c’est tant mieux !
Quel plaisir de retrouver des copains, des copines, des gens qu’on n’avait pas vus depuis longtemps, d’autres qu’on n’imaginait pas dans une manif. Ce plaisir de se retrouver, paradoxalement a fait capoter les slogans et les chants. Le cortège a progressé silencieusement ce qui a découragé les meneurs de marquer l’arrêt obligatoire devant la préfecture. Beaucoup l’ont regretté mais les organisateurs avançant devant pour les photographes ignoraient la base. Ils ont cru que le silence valait démobilisation. Quelle erreur !
Un regret : l’absence de jeunes. Ils sont encore en vacances et leurs professeurs aussi. Cependant, il ne faudrait pas croire non plus que le gouvernement et le patronat ont gagné. L’unité s’est faite, elle est en marche. Les salariés, les retraités et les chômeurs voient bien que, au-delà de nos divergences passées, nous avons des difficultés communes et que nos différences enrichissent le débat et apportent des solutions. La grande différence avec des mouvements passés, c’est que ces manifestations rassemblent des femmes et des hommes qui se connaissent, s’estiment parfois et qui ne se cantonnent pas à des rôles de portes banderoles. Certes, pour le pouvoir c’était plus commode avant. On savait quel pion avancer pour bloquer tous les autres et semer la zizanie. Unis, nous sommes plus forts et plus humains.
La sociale ne s’essouffle pas : elle avance !
La grippe porcine et le pouvoir monstrueux des grands élevages industriels
L’auteur, Mike Davis a écrit un livre dont le titre est : Le monstre frappe à notre porte
Il y dénonce la globalisation libéraliste qui favorise le développement de maladies nouvelles ou de formes nouvelles de maladies qui s’étendent à l’échelle mondiale avec la complicité de la plupart des groupes industriels mondiaux et des gouvernements.
En marge de ce livre, remarquons l’évolution dans l’appellation de cette nouvelle grippe. D’abord, on l’a appelée « grippe porcine » puis « grippe mexicaine », comme pour dire que ça n’arrive qu’aux autres. Ensuite, il a été décidé de la nommer « grippe A » afin, très officiellement de ne pas stigmatiser les éleveurs de porcs ni les Mexicains. En clair, personne n’est responsable. C’est la faute à pas de chance. De toute façon, nous avons les moyens d’y faire face avec notre Tamiflu. Mangez du porc tranquillement, évitez juste d’aller au Mexique et de fréquenter ceux qui en viennent.
On nous disait un peu ça au début de la deuxième crise de la vache folle. Ça évite de chercher les causes et surtout les responsables. Ils devraient rendre de comptes et comme ils n’auraient sûrement pas envie de porter le chapeau tout seuls, d’autres seraient éclaboussés. Marchons donc pour la « grippe A » en attendant la grippe B.
Rappelons, en passant, que la Bretagne pratique un élevage porcin démesuré, responsable de la pollution de toutes les nappes phréatiques de la région et d'autres pollutions, sans parler des odeurs que subissent tous les Bretons. La moindre maladie qui prendrait là-dedans décimerait tous les élevages à cause de l'intensivité et de la promiscuité.
La gripe porcina y el monstruoso poder de la gran industria pecuaria
The Guardian
Mike Davis, cuyo libro El monstruo llama a nuestra puerta ( trad. María Julia Bertomeu, Ediciones El Viejo Topo, Barcelona, 2006) alertó lúcida y brillantemente del peligro de una gripe aviar pandémica de alcance mundial, explica ahora cómo la gran industria pecuaria globalizada ha sentado las bases para un más que preocupante brote de gripe porcina en México. |
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> La gripe porcina mexicana, una quimera genética probablemente concebida en el cieno fecal de una gorrinera industrial, amenaza subitáneamente con una fiebre al mundo entero. Los brotes en la América
> Robándole protagonismo a nuestro último asesino oficial, el virus H5N1, este virus porcino representa una amenaza de ignota magnitud. Parece menos letal que el SARS [Síndrome Respiratorio Agudo, por sus siglas en inglés] en 2003, pero, como gripe, podría resultar más duradera que el SARS. Dado que las domesticadas gripes estacionales de tipo A matan nada menos que a un millón de personas al año, incluso un modesto incremento de virulencia, especialmente si va combinada con una elevada incidencia, podría producir una carnicería equivalente a una guerra importante.
> Ello es que una de sus primeras víctimas ha sido la consoladora fe, inveteradamente predicada por la Organización Mundial la OMS
> Una legión de escépticos ha criticado ese enfoque de contrainsurgencia viral, señalando que los microbios pueden ahora volar alrededor del mundo –casi literalmente en el caso de la gripe aviar— mucho más rápidamente de lo que la OMS
> La versión de la OMS la América
> Tal vez no sea sorprendente que México carezca tanto de capacidad como de voluntad política para gestionar enfermedades avícolas y ganaderas, pero ocurre que la situación apenas es mejor al norte de la frontera, en donde la vigilancia se deshace en un desdichado mosaico de jurisdicciones estatales y l as grandes empresas pecuarias se enfrentan a las regulaciones sanitarias con el mismo desprecio con que suelen tratar a los trabajadores y a los animales. Análogamente, una década entera de advertencias de los científicos fracasó en punto a garantizar transferencias de sofisticada tecnología viral experimental a los países situados en las rutas pandémicas más probables. México cuenta con expertos sanitarios de reputación mundial, pero tiene que enviar las muestras a un laboratorio de Winnipeg para descifrar el genoma de la cepa. Así se ha perdido toda una semana.
> Pero nadie menos alerta que las autoridades de control de enfermedades en Atlanta. De acuerdo con el Washington Post, el CDC [siglas en inglés del Centro de Control de Enfermedades, radicado en Atlanta; T.] no se percató del brote hasta seis días después de que México hubiera empezado a imponer medidas de urgencia. No hay excusa que valga. Lo paradójico de esta gripe porcina es que, aun si totalmente inesperada, había sido ya pronosticada con gran precisión. Hace seis años, la revista Science consagró un artículo importante a poner en evidencia que, “tras años de estabilidad, el virus de la gripe porcina de la América
> Desde su identificación durante la Gran Depresión
> Los investigadores entrevistados por Science se mostraban preocupados por la posibilidad de que uno de esos híbridos pudiera llegar a convertirse en un virus de gripe humana –se cree que las pandemias de 1957 y de 1968 fueron causadas por una mezcla de genes aviares y humanos fraguada en el interior de organismos porcinos—, y urgían a la creación de un sistema oficial de vigilancia para la gripe porcina: admonición, huelga decirlo, a la que prestó oídos sordos un Washington dispuesto entonces a tirar miles de millones de dólares por el sumidero de las fantasías bioterroristas.
> ¿Qué provocó tal aceleración en la evolución de la gripe porcina? Hace mucho que los virólogos están convencidos de que el sistema de agricultura intensiva de la China
> En 1965, por ejemplo, había en los EEUU 53 millones de cerdos repartidos entre más de un millón de granjas; hoy, 65 millones de cerdos se concentran en 65.000 instalaciones. Eso ha significado pasar de las anticuadas pocilgas a ciclópeos infiernos fecales en los que, entre estiércol y bajo un calor sofocante, prestos a intercambiar agentes patógenos a la velocidad del rayo, se hacinan decenas de millares de animales con más que debilitados sistemas inmunitarios.
> El año pasado, una comisión convocada por el Pew Research Center publicó un informe sobre la “producción animal en granjas industriales”, en donde se destacaba el agudo peligro de que “la continua circulación de virus (…) característica de enormes piaras, rebaños o hatos incremente las oportunidades de aparición de nuevos virus por episodios de mutación o de recombinación que podrían generar virus más eficientes en la transmisión entre humanos”. La comisión alertó también de que el promiscuo uso de antibióticos en las factorías porcinas –más barato que en ambientes humanos— estaba propiciando el auge de infecciones estafílocóquicas resistentes, mientras que los vertidos residuales generaban brotes de e scherichia coli y de pfiesteria (el protozoo que mató a mil millones de peces en los estuarios de Carolina y contagió a docenas de pescadores).
> Cualquier mejora en la ecología de este nuevo agente patógeno tendría que enfrentarse con el monstruoso poder de los grandes conglomerados empresariales avícolas y ganaderos, como Smithfield Farms (porcino y vacuno) y Tyson (pollos). La comisión habló de una obstrucción sistemática de sus investigaciones por parte de las grandes empresas, incluidas unas nada recatadas amenazas de suprimir la financiación de los investigadores que cooperaran con la comisión.
> Se trata de una industria muy globalizada y con influencias políticas. Así como el gigante avícola Charoen Pokphand, radi cado en Bangkok, fue capaz de desbaratar las investigaciones sobre su papel en la propagación de la gripe aviar en el sureste asiático, es lo más probable que la epidemiología forense del brote de gripe porcina se dé de bruces contra la pétrea muralla de la industria del cerdo.
> Eso no quiere decir que no vaya a encontrarse nunca una acusadora pistola humeante: ya corre el rumor en la prensa mexicana de un epicentro de la gripe situado en torno a una gigantesca filial de Smithfield en el estado de Veracruz. Pero lo más importante –sobre todo por la persistente amenaza del virus H5N1— es el bosque, no los árboles: la fracasada estrategia antipandémica de la OMS
> Mike Davis es miembro del Consejo Editorial de SINPERMISO . Traducidos recientemente al castellano: su libro sobre la amenaza de la gripe aviar ( El monstruo llama a nuestra puerta , trad. María Julia Bertomeu, Ediciones El Viejo Topo, Barcelona, 2006), su libro sobre las Ciudades muertas (trad. Dina Khorasane, Marta Malo de Molina, Tatiana de la O Barcelona
> Traducción para www.sinpermiso.info : Marta Domènech y María Julia Bertomeu
>
http://www.sinpermiso.info/textos/index.php?id=2528
29 mars 2009
SAMEDI 4 AVRIL 2009. journée SANS ACHATS!!!
D'autres pays l'ont déjà fait. Et ils ont réussi à faire baisser le prix des pâtes alimentaires pour l'Italie. Deux jours de grève d'achats à suffit pour faire reculer l'énorme augmentation du prix des pâtes.
Même action au Liban pour le prix du pain, le lendemain de la grève d'achats le prix du pain reprenait son ancien prix.
PARTICIPEZ AU MOUVEMENT NATIONAL SAMEDI 4 AVRIL 2009
LE GOUVERNEMENT ET LES GRANDS FINANCIERS DE CE PAYS SE SOUVIENDRONT :
Vous êtes invités, tous et toutes, ce jour-là à ne RIEN ACHETER surtout :
- L'ESSENCE - GAZOIL - TABAC
- JEUX DE HASARD (ts jeux de la Française des Jeux)
- ALCOOL
- BOYCOTT DE LA GRANDE DISTRIBUTION (sauf les petits commerces de proximité)
- ESSAYER DE NE PAS ETRE VERBALISE (radars, feu rouge, stop, stationnement....)
Avec un minimum d'organisation, nous pouvons tous y arriver.
Ce message n'est issu d'absolument aucun parti politique ni d'aucun syndicat.
Imaginez l'impact que ce mouvement solidaire national pourrait engendrer.
Cette action sera et c'est certain plus efficace que n'importe quelle grève ou manifestation !!!!.
CETTE ACTION FERA CHANGER LES CHOSES ;
DIFFUSEZ CE TEXTE TOUS VOS CONTACT INTERNET...FAITES VITE, La date sera vite arrivée
PREVENEZ VOS AMIS, COLLEGUES, FAMILLES....... qui eux même préviendront à leur tour, leurs amis, familles, etc ......
L' EFFET BOULE DE NEIGE SE FERA NATURELLEMENT
Servons nous d'internet, cette merveilleuse invention. AIDONS NOUS et nous parviendront à faire reculer la vie chère. Ne dites pas "cela ne servira à rien " Observez le 5 avril les réactions constatées grâce à vous, grâce à nous. Cessons de nous plaindre et AGISSONS
Après les élections professionnelles à la SNCF
Les Echos 26/03/2009
SUD-rail, service maximum
http://www.lesechos.fr/info/enquete/4845823-sud-rail-service-maximum.htm [ 26/03/09 ]
A Paris Saint-Laza re, SUD-rail a endossé le costume d'opposant radical à la direction de la SNCF. Derrière ces actions spectaculaires, le syndicat tire sa force de son travail minutieux sur le terrain, prêt à se mobiliser même pour un carreau cassé en gare. Une stratégie payante pour le moment, ce que devront confirmer les élections professionnelles d'aujourd'hui.
Procès ou grève, les adhérents SUD-rail ne visent qu'une seule chose : construire le rapport de force. La progression sans fausse note du syndicat lui a permis de prendre une place sur le podium derrière la CGT.
C'est un bâtiment perdu au milieu d'un immense terrain vague. Sur cette zone des Batignolles bientôt promise à un grand projet immobilier ne subsistent que quelques vestiges du passé, comme ces voies de chemin de fer mangées par les mauvaises herbes. Il suffit alors de marcher quelques mètres, au milieu des gravats, en direction de ce panneau perché à 20 mètres de hauteur, annonçant un garage Mazda disparu depuis plusieurs semaines. Et soudain, une vaste banderole déployée ne laisse plus de place au doute : le visiteur vient de trouver les locaux du syndicat SUD-rail de Paris Saint-Lazare, désormais connu de toute la France après la fermeture de la gare en janvier dernier. « Nous ne pourrons déménager qu'en juin pro chain. Alors, d'ici là, nous sommes un peu comme les derniers des Mohicans sur ce terrain complètement abandonné », s'amuse Dominique Malvaud, l'un de ses responsables.
Si SUD-rail avait voulu marquer sa singularité, il n'aurait pas fait mieux que ce paysage quasi lunaire. Il n'en avait presque pas besoin : fait extrêmement rare dans l'histoire cheminote, Nicolas Sarkozy s'en était pris frontalement au syndicat après le chaos de Saint-Lazare. « Je ne peux pas accepter qu'une organisation syndicale irresponsable casse le service public en fermant la deuxième gare de France », avait alors tonné le président de la République, au terme d'un conflit social dur qui avait perturbé pendant plus d'un mois le quotidien de quelque 450.000 voyageurs.
« De la place pour tout le monde »
Depuis, la direction de la SNCF comme les autres organisations syndicales s'inquiètent des retombées des déclarations présidentielles : à l'heure des pronostics, beaucoup mettraient une pièce sur SUD-rail comme gagnant des élections professionnelles qui se tiennent aujourd'hui. « Ils ne pouvaient pas rêver de meilleur coup de pub », persifle un responsable d'une fédération concurrente. Le jugement fait pourtant tiquer Dominique Malvaud. « Ce n'est pas un cadeau, car ça nous radicalise et nous propulse dans la sphère politique. Or, notre force, c'est le ter rain. » Pas politique, SUD-rail ? L'organisation syndicale, créée après les grèves de décembre 1995, traîne pourtant l'image inverse, perçue par beaucoup comme une courroie de transmission de l'ex-LCR (Ligue communiste révolutionnaire). « C'est un cliché, les militants viennent d'horizons très différents », juge Jean-Michel Denis, chercheur associé au CEE (Centre d'études de l'emploi). Dans ses tracts, l'organisation ne manque, certes, jamais l'occasion de dépasser le strict cadre cheminot, appelant à « rechercher une société rompant avec les inégalités sociales qui sont le fondement du système actuel ». Pas sûr, toutefois, que les voies pour y parvenir émergent facilement, avec des sections où l'on peut aussi bien retrouver des trotskistes que des anarchistes libertaires, des socialistes déçus ou des ex-communistes. « SUD, c'est une valise dans laquelle il y a de la place pour un peu tout le monde », s'amuse un vieux routier des relations sociales.
Le véritable ciment de l'organisation vient de son mode de fonctionnement. « La volonté est de proposer une pratique syndicale qui soit différente de celle très institutionnalisée des autres syndicats », décrypte Jean-Michel Denis, également maître de conférences en sociologie à Marne-la-Vallée. « La CGT a déserté en partie les pratiques quotidiennes du militanti sme, en consacrant de plus en plus de temps aux instances représentatives. SUD-rail vient partiellement combler un vide », ajoute un ex-cégétiste. Sur le terrain, les syndicalistes de SUD essaient donc de conquérir leur légitimité. Parfois, c'est juste un détail, comme pour Olivier, converti il y a seulement trois mois : deux jours après son arrivée à Paris, deux adhérents venaient le voir. Trois mois plus tard, il attend toujours que le délégué CGT lui dise bonjour. « La base de notre travail, ce sont les tournées. La semaine dernière, j'ai passé une soirée sur les quais du RER D. Si on n'y va pas, comment peut-on connaître la réalité des horaires décalés ? », ajoute Sébastien Chatillon, délégué à Paris Sud-Est.
Méthodiquement, les militants vont donc au contact de tous les métiers de la maison. Toujours à l'écoute, et surtout prêt à batailler au moindre prétexte contre la direction, aussi bien pour le cheminot au statut que pour le maître-chien employé par une entreprise sous-traitante de la SNCF. « C'est du syndicalisme consumériste, ils sont prêts à défendre n'importe quelle cause pourvu que ça gêne la direction », dénonce un cadre de la SNCF. « Les revendications catégorielles, ça fait partie de nos missions. Bien sûr qu'il faut se battre contre le carreau cass9 dans les toilettes », répond avec verve Fabien Villedieu, un des représentants à Paris Sud-Est (gare de Lyon).
« L'assemblée générale est souveraine »
Ce conducteur de trains de trente et un ans fait partie de cette jeune génération séduite par le fonctionnement du syndicat. Autour de lui, dans les locaux de la gare de Lyon perdus tout au bout du quai N, les trentenaires sont nombreux à s'affairer autour des photocopieuses pour imprimer les derniers tracts de la campagne des élections professionnelles. « L'âge moyen des adhérents est un peu plus jeune que dans les autres organisations », explique le sociologue Jean-Michel Denis. Ce qui séduit les jeunes ? Une organisation moins bureaucratique que dans les autres syndicats, et où personne n'est censé pouvoir cumuler plus de deux mandats représentatifs de trois ans. Avec comme corollaire une grande liberté laissée à la base. « A la CGT, la hiérarchie décide toujours de la fin d'un conflit. Pas chez SUD, pour qui l'assemblée générale est souveraine », explique un cadre de la SNCF. Si bien qu'une grève peut s'éterniser tant que celle-ci est reconduite, ne serait-ce que par 10 cheminots seulement...
Et des grèves, avec SUD-rail, il y en a beaucoup. Dans le document « stratégie d'actions » adopté lors de son congrès de 2006, il n 'est guère question de dialogue social. En revanche, « de la pétition à la grève générale autogérée, en passant par les manifestations, les rassemblements, les grèves de 24 heures (...), nous ne rejetons a priori aucune forme d'action syndicale », précise le document. Et la liste n'est pas exhaustive. Depuis plusieurs années, les adhérents SUD passent aussi, aux yeux des cadres de la SNCF, pour de redoutables spécialistes du droit. L'utilisation par les conducteurs de Saint-Lazare de la grève de 59 minutes, possibilité jadis utilisée uniquement par les cadres ? Une idée de SUD. Un préavis de grève n'est pas reconnu valide ? Le procès aux prud'hommes suit rapidement. « Dans mon établissement, nous avons eu dernièrement trois procès que nous avons tous remportés », annonce fièrement Fabien Villedieu. Sans formation juridique, le jeune conducteur passe une grande partie de son temps libre le nez dans le Code du travail. Et, en cas de besoin, il peut s'appuyer sur le savoir-faire de ses aînés. A sa création en 1996, SUD a en effet dû essuyer plusieurs dizaines de procès en représentativité. « Ça les a forcés à se plonger dans le droit, et ils ont retourné cette arme juridique contre nous », constate un cadre de la SNCF.
Procès ou grève, les adhérents SUD-rail ne visent qu'une seule chose, un le itmotiv dans leurs discours : construire le rapport de force. « Les syndicats qui ont oublié que le rapport de force est un préalable ne sont plus des syndicats », juge Dominique Malvaud, à Saint-Lazare. En la matière, SUD-rail peut aller assez loin. Dès sa création en 1996, l'organisation syndicale avait marqué les esprits en envahissant le siège de la SNCF, alors à Saint-Lazare. Porte grillagée découpée, puis logos collés un peu partout, jusque dans la salle du conseil d'administration sur une vieille carte datant du XIXe siècle : les gens présents s'en souviennent encore. Depuis, le siège a déménagé près de Montparnasse, mais SUD a gardé quelques habitudes. Les hôtesses d'accueil ont déjà vu débouler plusieurs fois les fameux drapeaux verts de l'organisation. Au point que les services généraux se méfient désormais : ces temps-ci, une partie des portes d'entrée du siège de la SNCF sont barrées par des grilles, façon de prévenir toute intrusion. Il est vrai que la filiale Effia connaît un mouvement social dur depuis plusieurs semaines. On n'est jamais trop prudent...
« Avec ce genre d'actions, SUD a su se construire une image de pur et dur au service des cheminots. Mais c'est aussi sa limite : ce comportement très extrême peut effrayer bien des salariés », estime un bon connaisseur de la maison. A cet égard, les résultats de SUD à Saint-Lazare seront scrutés avec attention.
RENAUD HONORÉ, Les Echos
Bientôt quatorze ans d'histoire à la SNCF
La « marque » SUD n'a pas été créée à la SNCF. C'est en effet au sein des anciens PX1, en 1988, qu'est né le premier syndicat Solidaires, Unitaires et Démocratiques. L'initiative essaimera en 1995 à la compagnie ferroviaire, lors des grandes grèves contre le plan Juppé : des syndicalistes en rupture avec la CFDT fondent alors SUD-cheminot, qui deviendra par la suite SUD-rail pour marquer son attachement à tous les métiers de la filière. Aux élections professionnelles de 1996, le tout nouveau syndicat reçoit 5,33 % des suffrages. Il ne cessera ensuite de grignoter des parts jusqu'en 2004, où il obtient 15,53 % des voix des cheminots, ce qui en fait la deuxième organisation syndicale de la maison. Les élections suivantes, en 2006, marqueront un petit recul à 14,97 %. A la SNCF, nombreux sont ceux qui s'attendent à ce que SUD reprenne sa marche en avant aux élections qui se tiennent aujourd'hui.
20 mars 2009
Beau temps pour des funérailles : la grande manif du 19 mars
C’était une réplique dans je ne sais plus quel film. Ça pourrait s’adapter à ce jour de grève mémorable, le deuxième pour le premier trimestre de l’année. Donc, ça ne fait que commencer. Faut-il s’en réjouir ? Sûrement pas. D’abord –faut-il le rappeler ? –on ne fait jamais grève pour le plaisir. On perd un jour de salaire alors que, précisément, on proteste parce qu’on n’a pas assez pour vivre dignement. Ensuite, la grève est un échec : on n’a pas réussi à faire comprendre à ses chefs qu’on n’en peut plus. Enfin, la nature est ainsi faite que les grèves se déroulent presque toujours pendant la saison froide et qu’on défile sous un vent glacial. Pourtant, on le fait parce que l’enjeu est de taille.
Cette fois, il faisait beau mais, quand on voyait les cortèges des entreprises qui ferment, on ne pouvait que ressentir un immense chagrin. Chagrin accentué en constatant qu’on aurait dû leur céder la place en tête de la manifestation. Comme d’habitude, la préséance syndicale en a voulu autrement alors que la hiérarchie des contestations saute aux yeux : eux vont se retrouver au chômage dans les jours qui viennent. Le chômage, ça veut dire qu’on n’a plus de sous et surtout qu’on ne peut plus faire le moindre projet. Le moindre incident de la vie et c’est la catastrophe. La première d’entre elles étant, bien entendu, les dettes à honorer.
Bien sûr, les autres revendications ne sont en rien méprisables ou mineures. Mentionnons seulement la présence de retraités aux côtés des lycéens. Deux mondes qui s’ignorent en dehors du cadre familial défilaient ensemble. Tout de même, est-ce que les vieux n’ont pas mérité quelques années de répit après une vie de travail, de choix douloureux parce qu’on ne pouvait pas tout faire ? Et les plus jeunes, ne seraient-ils pas mieux dans des classes pas trop chargées à découvrir le monde qui les entoure et qui n’est pas forcément folichon ? Faut-il que nous soyons tombés bien bas pour voir ça !
Le point fort de la manifestation aura été le siège de la préfecture par les futurs chômeurs des entreprises qui délocalisent ou ferment. Pourtant, après le jet de batteries de voitures (l’une des entreprises qui délocalise est Fulmen), les manifestants – qui n’ont rien à perdre – ont forcé les grilles de l’administration et ont réclamé d’être reçus par le préfet. Curieusement, le reste du cortège ne s’est pas attardé à l’exception de quelques manifestants indépendants venus témoigner de leur solidarité avec les ouvriers. Le fort contingent d’enseignants en grève a poursuivi sans plus de curiosité. Chacun ses problèmes, n’est-ce pas ? D’ailleurs, les radios locales n’en ont pas parlé. En fait, le cœur du malaise n’est-il pas précisément là ? Tous les jours, les grands médias nous parlent de ce qui se passe mais personne ne reconnaît son quotidien. Les prix baissent mais personne ne le constate. A Paris, on croise partout des jeunes arborant des brassards de fortune « fac en grève ». Il faut croire que ça ne fait pas recette. Quand on interroge les « vrais gens », personne ne se reconnaît en eux. Ah, si l’on m’interrogeait, moi, je saurais bien quoi dire. Seulement voilà, nous avons, à juste titre, le sentiment que personne ne nous entend et que ce sont les indécis et les postiches qui font l’opinion. « Colin-Maillard et Tartempion sont les rois de l’information » chantait Jacques Dutronc. Rien n’a donc changé ?
Malgré le soleil, la grande manifestation ressemblait à un long cortège funèbre dont certains membres traînaient des carcasses de batteries noires tels de petits cercueils. Alors, si les dirigeants politiques et financiers ne comprennent pas que les salariés sont à bout, on peut penser qu’il y aura d’autres grandes manifestations. Jusqu’à quand ?
06 décembre 2008
Amora - Maille Appoigny
Depuis une semaine, quand on arrive à Appoigny en venant d’Auxerre, on est accueilli par des disques noirs attachés aux réverbères avec des prénoms et des âges. Cet étrange chemin se termine pour laisser place à des ardoises qui expliquent que l’on vient de lire les prénoms des 77 employés de Maille qui vont êtres licenciés après la fermeture de l’usine locale. Ici, Maille ne fabriquait pas de moutarde mais conditionnait des cornichons. Déjà, depuis deux ans, on n’achetait plus les cornichons aux maraichers locaux mais en Inde. Maintenant, on les achètera toujours aux Indes mais ils seront mis en bocaux dans un autre pays lointain. On imagine la facture de pétrole pour économiser sur le coût de la main d’œuvre. Car, il s’agit bien d’un nouvel épisode de la guerre que livre le capitalisme aux classes moyennes afin de leur faire courber l’échine et les réduire à l’impuissance.
http://lanternediogene.canalblog.com/archives/2008/03/30/8532696.html
Les 77 prénoms, presque tous féminins, les âges, presque tous après 50 ans, écrits à la peinture blanche sur ces disques, façon 33 tours, devient une obsession. Maille a été rachetée par le géant de l’agroalimentaire Unilever (également géant des détergents). Au début, on voulait croire que l’intégration dans un groupe de grande taille pérenniserait l’activité face à la concurrence et aux coûts de distribution. Las, une fois acquis le savoir-faire, Unilever part faire savoir ailleurs. Comme disait, dans un autre contexte, le grand François Béranger : « on a pressé le citron, on peut jeter la peau ».
Voilà ce que produisent la mondialisation libéraliste et son avatar le chômage.
La dernière ardoise sur la route appelle à boycotter les produits Unilever. Il y a quelques années, il fallait boycotter Danone qui lâchait LU. Et puis, d’abord comment savoir ce que fabrique Unilever ? Chaque produit est vendu sous une marque commerciale, souvent ancienne et prestigieuse. Tout au plus peut-on faire attention à la présence d’un U sur l’emballage.
Ces liens permettent de connaître les marques du groupe. C’est important quand on fait ses achats.
http://www.unilever.fr/ourbrands/default.asp
http://fr.wikipedia.org/wiki/Unilever
En fait, on se demande quel produit acheter et où l’acheter quand on sait que Carrefour, par exemple, emploie ses vigiles à espionner le personnel afin de licencier à la moindre peccadille qui passera pour une faute professionnelle grave et donc sans droit aux indemnités. La mondialisation a fait de notre environnement de consommateur un enfer. Non seulement, nous sommes entrainés à consommer en guise d’idéal de vie mais en plus cela se fait aux dépens de nos semblables ici et ailleurs. C’est écœurant.
22 mars 2008
Trou de la Sécu ?
la SNCF la SNCF
Ainsi, tout le monde est persuadé que
Le pire demeure le déficit proverbial de la sécurité sociale.
En leur temps, MM. Vianney pour la CGT la MSA
Curieusement, les démonstrations des deux responsables syndicaux n’étaient jamais commentées ni par leurs collègues, ni par les politiques, ni par les journalistes dont c’est pourtant la raison d’être.
Or, voici qu’un document apporte un éclairage complémentaire et actualisé.
Pour combler un trou estimé à 12 milliards d’euros, le gouvernement n’a rien trouvé de mieux que :
- De faire payer 1 € à chaque consultation
- Cette somme est portée à 18€ pour toute prestation supérieure à 91€
- De rendre obligatoire la consultation d’un généraliste avant de voir un spécialiste
- De multiplier les contrôles d’arrêts de travail
On remarquera que cela ne s’applique qu’aux assurés qui se trouvent donc de moins en moins assurés.
On peut également s’interroger sur le sérieux des sommes à payer. Pourquoi 1 € et pas 2 € si système social est en danger ? Pourquoi 91 € et pas 90 € ou 100 € ?
Dans le même temps, l’Etat fait preuve d’un mépris souverain.
Ainsi, une partie des taxes prélevées sur le tabac au profit
de la CNAM
Une partie des taxes prélevées sur l’alcool au profit de la CNAM
Une partie des primes d’assurances automobiles au profit de la CNAM
La taxe prélevée sur les industries polluantes destinée à la CNAM
La taxe part de la
TVA la
CNAM
On y ajoute les retards de paiement par les entreprises, soit 1,9 milliards d’€, et les retards de paiement pour les contrats aidés, soit 2,1 milliards d’€.
Si l’on calcule bien, on arrive à un total de 16,1 milliards d’€ plus 4 milliards d’€, donc 21,1 milliards d’€ !
Cette somme est à mettre en rapport avec les 12 milliards d’€ de déficit annoncé.
On aurait au bas mot un excédent de 4 milliards et non un déficit !
Seulement, cela ne cadre pas avec l’idée selon laquelle la sécu est en déficit et que c’est de la faute de ces fainéants de salariés qui tirent au flanc, abusent des tranquillisants (certains se suicident mais on n’en parle pas beaucoup parce que cela ne coûte rien), ne travaillent pas assez.
Le pire étant peut-être que les salariés eux-mêmes préfèrent
l’idée selon laquelle la Sécu
Les sommes indiquées sont tirées du rapport de la Cour la Sécurité
http://www.ccomptes.fr/CC/Sommaire-18.html
le lien http://www.snamer.fr/snadossiers/secu.pdf
montre comment l’Etat a recours à des astuces de comptabilités pour s’exonérer de sa dette.
http://fo44.free.fr/fichier/2007/10/Tract%20securite%20sociale.pdf
sans surprise on propose encore de pénaliser les salariés et leurs familles : http://209.85.135.104/search?q=cache:E-e0fZiUEAQJ:www.rtl.fr/info/article.asp%3Fdicid%3D561521+rapport+cour-des-comptes+s%C3%A9curit%C3%A9-sociale&hl=fr&ct=clnk&cd=40&gl=fr&client=firefox-a
après, on nous dira que les médias audiovisuels ne sont pas à la botte du pouvoir…
07 mars 2008
une pièce à voir
elf, la pompe Afrique
Au théatre de la Ville
Le mercredi 2 avril à 19 h
Il s’agit d’un spectacle monté à partir de « l’affaire elf » et de son procès qui s’est déroulé en 2003. Le PDG Le Floch Prigent a défrayé la chronique. On a surtout retenu qu’elf avait surtout été créée pour financer les partis politiques, principalement ceux de pouvoir.
Un spectacle, donc, à ne pas manquer !
