Un village en Bourgogne
On a redécouvert le monde rural à l’occasion des émeutes des gilets-jaunes. Pourtant, il recouvre l’essentiel du territoire français, à défaut de représenter la population dans sa majorité.
L’essai évoque la ruralité et ses hésitations entre la tranquillité et le progrès. On découvre des villages de quelques centaines d’habitants (et même de quelques dizaines) que la plupart des décideurs, à Paris, n’imaginent même pas ou méprisent dans tous les cas. On parle de la difficulté d’aller en ville où il n’y a pas tout non plus. On croise quelques personnalités vite oubliées mais qui ont marqué durablement par leurs idées et la réalisation de certaines, dont on profite encore aujourd’hui. Le livre commence par le rappel de la guerre qui est encore dans toutes les conversations au début des années qui sont traitées et où l’on est passé de l’expansion à la crise.
Le livre est en vente dans les librairies d’Aillant, de Joigny, de Senan, de Toucy. Il en reste encore quelques uns.
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François SOLANO
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Francisco SOLANO est né en novembre 1921 en Aragón. Partisan et défenseur de la République, il est contraint à l’exil après la victoire de ses adversaires. Peu après son arrivée en France en 1939, il s’engage dans la Légion pour continuer le combat. Fait prisonnier, il s’évade et arrive en Puisaye où il gagne sa vie comme bûcheron et rejoint la Résistance dès 1942.
Après la Libération, il monte à Paris reprendre des études aux Beaux-arts. Il devient également chanteur sur les scènes d’opérettes parisiennes avant de retourner en Puisaye où il se marie. Il travaille alors avec son beau-père, l’artisan potier Cagnat, avant de devenir quelques années plus tard, maître-potier à son tour, à La Bâtisse, à côté de Saint-Sauveur. Alors qu’il n’est pas candidat, François Solano est élu maire de Moutiers en 1971, pour la première fois. Il sera régulièrement réélu et remplira cette fonction pendant une trentaine d’années. Toujours actif pendant sa retraite, il est membre de plusieurs associations et entretient la mémoire de la Résistance. Pilier de l’association MHRE, il aime rappeler le combat des Républicains espagnols dans leur pays, leur participation à la Résistance puis leur intégration dans la nation française.
À travers François SOLANO, c’est l’hommage d’un Français de souche, moi-même, à un étranger, un Espagnol, qui s’est battu pour la France et contre le pire totalitarisme à ce jour. Ils venaient d’Espagne et parfois de beaucoup plus loin, fuyant leurs pays entre les mains des oiseleurs. Il leur était naturel, évident, de s’engager aux côtés des vrais Français qui luttaient pour ouvrir les cages.
Nous, les générations d’après, n’oublions pas la dette que nous avons envers eux car c’est grâce à des personnes comme François SOLANO que nous pouvons vivre paisiblement aujourd’hui.
Mi más sentido pésame
Yves
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1er Mai 2022
Le pathétique destin du capitalisme français (par Liêm Hoang-Ngoc)
La spécialisation du capitalisme français au XXIe siècle transparaît à la lecture de certains comptes de sa balance des paiements.
Premièrement, celui des transactions courantes recouvre les échanges de biens (la balance commerciale, qui offre une estimation de la compétitivité industrielle d’un pays) et le solde des échanges de services (balance des « invisibles »). Son déficit, contenu à 7,1 milliards d’euros en 2019, s’est creusé pendant la crise sanitaire par la combinaison de deux phénomènes : la balance commerciale s’est dégradée en raison d’une hausse du prix de l’énergie et d’une baisse des exportations du secteur aéronautique, et les excédents de la balance des « invisibles » se sont réduits, du fait d’un ralentissement de l’activité dans les services de voyage et de transport, en grande partie dépendants du tourisme.
Au-delà de ces évolutions liées à la crise sanitaire, le caractère désormais structurel du déficit commercial français illustre : 1) la forte dépendance de l’économie française aux énergies fossiles importées (le déficit du solde énergétique représente la principale contribution au déficit commercial) ; 2) la perte de compétitivité de l’industrie française, qui n’a cessé de se dégrader depuis l’entrée en vigueur de l’euro (le solde des échanges de biens « hors énergie » est en permanence dans le rouge). Les politiques de dévaluation interne ou « politiques de l’offre », incarnées par l’« abaissement du coût du travail » et les privatisations, devaient redresser la compétitivité de la France. Mais notre pays s’est en réalité désindustrialisé et nombre d’entreprises ont été sommées par leurs actionnaires de délocaliser leurs unités de production.
Désormais, les soldes excédentaires de la balance courante sont l’aéronautique, le luxe et le tourisme. Ce dernier secteur assure, en rythme de croisière, les excédents de la balance des services, qui permettent à la France de compenser le déficit chronique de sa balance commerciale et d’afficher un déficit courant limité, mais permanent, inférieur aux 4 % du PIB autorisés par les textes européens.
Deuxièmement, il faut observer le compte financier de la France, qui inclut les investissements directs à l’étranger (IDE) et les investissements de portefeuille. Si le solde des IDE est légèrement positif (les placements français à l’étranger excèdent les IDE en France), la France est, selon les années, le 2e ou 3e pays d’accueil des IDE. Ce qui signifie que les placements destinés à prendre le contrôle des entreprises françaises cotées en Bourse continuent à se réaliser, à l’image du regrettable épisode Alstom.
Ainsi va la France. L’industrie a été sacrifiée sur l’autel du Monopoly financier. Son pathétique destin est de devenir le parc d’attractions du monde où sont acheminés, par ses propres avions, touristes et retraités aisés venant se procurer sur place les produits de luxe mondialement exportés par la société ruisselant de dividendes au bonheur de la première fortune du pays.
Publié le 15 mars 2022
http://www.politis.fr/articles/2022/03/le-pathetique-destin-du-capitalisme-francais-44188/?
Manifestation unitaire du 5 octobre 2021
POUR GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS TOUS EN GREVE ET DANS LA RUE
Le Président de la République et son gouvernement n’ont cure de la
réalité sociale du pays, multiplient les discours contradictoires tout
en poursuivant leur entreprise destructrice : ils continuent une
politique de casse de la Sécurité Sociale, notamment en fragilisant
son financement. Ils imposent une réforme de l’assurance chômage
régressive et tentent toujours de faire reculer l’âge de départ en
retraite. Ils continuent d’asphyxier les hôpitaux et l’ensemble du
service public en pleine crise sanitaire. Et que dire de la désindustrialisation de la France ?
La situation est insupportable pour la jeunesse, les salariés, les privés d’emploi et les
retraités.
1 – Pour l’emploi :
Exigeons la suspension des plans de suppression d’emploi ;
Exigeons le conditionnement des aides publiques au maintien et à la création d’emplois
stables ;
Exigeons la création des emplois nécessaires pour un service public de qualité et de
proximité
2 – Pour l’augmentation des salaires, des retraites et des minimas sociaux :
Exigeons des moyens pour permettre à chacun de vivre dignement afin de relancer
l’économie via la consommation des ménages. 3 – Pour l’industrie :
Exigeons le conditionnement des aides publiques versées aux entreprises à des critères
sociaux et environnementaux ;
Exigeons le maintien et la relocalisation des activités stratégiques sur le territoire ;
Exigeons la relance de la recherche et de l’innovation. 4 – Pour les services publics :
Exigeons des moyens pour des services publics qui répondent aux besoins de la population
et aux défis de demain, en matière de santé, d’éducation, de transport, d’énergie ; 5 – Pour les conditions de travail :
Exigeons la baisse du temps de travail hebdomadaire et le passage aux 32 heures ;
Exigeons le droit à la déconnection et l’encadrement du télétravail ;
Exigeons la retraite à 60 ans à taux plein ;
Exigeons la reconnaissance de la pénibilité.
A L’APPEL DE L’INTERSYNDICALE DEPARTEMENTALE
CGT, FSU, FO ET SOLIDAIRES
LE 5 OCTOBRE,
TOUS EN GREVE ET AUX MANIFESTATIONS
SENS 10 H00 Sous-Préfecture
AUXERRE 14H00 Place de l’Arquebuse
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